Ciné-club n°98 : Le voyeur

Pour beaucoup de cinéphiles, le Psychose d’Alfred Hitchcock, en plus d’être un chef d’oeuvre absolu du 7e Art, marque aussi la naissance d’un nouveau genre cinématographique : celui du film de psycho-killer qui explosera sous diverses formes dans les années 70 et 80, de Massacre à la tronçonneuse à Maniac, en passant par d’innombrables gialli italiens et autres slashers à la qualité très variable.

Mais il ne faudrait pas oublier qu’en cette même année 1960 est sorti sur les écrans un autre film, anglais celui-là, qui proposait à ses spectateurs l’expérience inédite de se mettre dans la tête d’un sociopathe aux pulsions perverses et meurtrières. Son titre : Le voyeur (ou Peeping Tom dans la langue de Shakespeare). La réception du public et de la critique fut nettement moins tendre que pour Psychose, et la carrière du pourtant très respecté Michael Powell s’en trouva irrémédiablement brisée. Le film fut heureusement réhabilité une décennie plus tard par une poignée de petits jeunots (Martin Scorsese et Bertrand Tavernier en tête) au regard un peu plus aiguisé. 

Au tour de M.Bobine donc de se pencher sur ce film au destin tragique et sur les raisons pour lesquelles il a pu tant déranger en son temps. On notera que le texte ce 98e Ciné-club est l’oeuvre de Vincent Capes de la chaîne YouTube Zo Anima qui avait déjà signé l’épisode 88 sur Elio Pétri  il y a un an.

Laisser un commentaire

Fermer le menu