À l’origine, Le Ciné-Club de M. Bobine est un programme de calage diffusé sur la chaîne locale Angers 7. On en doit la création et la conception à Julien Pavageau, ancien camarade d’école de cinéma et responsable SFX sur le court-métrage Un nouveau jour. Entre 2008 et 2010, 28 épisodes de 3 minutes ont été produits, avec comme particularité de ne jamais utiliser le moindre extrait des films analysés pour d’évidentes questions de droits d’image. Quand Angers 7 cesse brutalement d’émettre, M. Bobine va hiberner quelques années mois avant de renaître sur le web dans une version bien plus ambitieuse : des analyses en profondeur, de vrais extraits de films, et la liberté de dépasser allègrement les 3 minutes. Afin de se concentrer sur le montage et l’animation, le géniteur de M.Bobine a décidé de faire appel à un complice pour l’écriture des premiers textes. En l’occurrence … moi. 

En 2012, le premier épisode du Ciné-club de Monsieur Bobine 2.0 débarque donc sur la toile avec une vidéo de 9 minutes et quelques consacrée au Jurassic Park de Steven Spielberg. Depuis, d’autres auteurs ponctuels ou réguliers sont venus rejoindre les rangs de l’équipe et la chaîne a aujourd’hui largement dépassé le cap des 100 vidéos.  Pour ma part, j’en ai signé – ou cosigné dans certains cas – un peu plus de 30, avec une certaine propension  à repousser les limites de la durée. Les voici tous, présentés du plus récent au plus ancien.  

DERNIER ÉPISODE

Dans l’œuvre foisonnante de Guillermo Del Toro, Mimic est un objet résolument à part, que le réalisateur démiurge n’hésite pas à qualifier  lui-même de « plaie béante dans son existence”. Ses ambitions artistiques se sont en effet fracassées contre les méthodes de sagouin des tristement célèbres frères Weinstein, qui lui ont fait vivre – comme à beaucoup d’autres cinéastes plus ou moins débutants – un véritable enfer. Cependant, le résultat, tout imparfait et chaotique qu’il soit,  n’est reste-t-il pas moins un pur film de Guillermo Del Toro ? Tentative de réponse en 1h19mn montre en main ! 

M. Bobine en quelques dates-clés

2008 : naissance du Ciné-Club de M. Bobine sur la chaîne locale Angers 7

2012 : résurrection du programme sur le web, hébergé sur la (défunte) chaîne VoxMakers. Premier texte signé de ma main.

2015 : après la mise en ligne de l’épisode Mad Max Fury Road  sur la chaîne YouTube du site d’information ciné FilmsActu, le Ciné-Club de M.Bobine créé sa propre chaîne. Tous les épisodes de l’époque Angers 7 sont consignés dans une section Les archives de M.Bobine. La chaîne s’installe dans un rythme de croisière : un épisode par mois, avec plusieurs auteurs contributeurs réguliers.

2016 : M.Bobine se pare d’un générique d’ouverture flambant neuf (et nettement plus court que le précédent !). Il est toujours d’actualité.

2017 : la chaîne franchit le cap des 10 000 abonnés sur YouTube.

2018 : le Ministère de la Culture fait paraître en ligne la liste des 350 chaînes YouTube francophones qui, par la qualité de leur contenu, sont potentiellement adaptées à un usage éducatif. Le Ciné-club de M. Bobine figure en bonne place dans la section « Audio-visuel, cinéma et jeu vidéo ». Les 30 000 abonnés sont atteints en toute fin d’année, soit une croissance de 300% en un an ! 

2019 : l’équipe de M.Bobine commence à être invitée dans des cinémas du Grand Ouest pour présenter des séances spéciales.  Elle est aussi présente en dédicace au salon  Au seuil de l’Imaginaire à Lamballe (Côtes-d’Armor) 

2020 : M.Bobine s’offre un petit lifting sur Adobe Illustrator. Le décor et la charte graphique de la chaîne sont aussi repensés.

2021 : la chaîne débute l’année en mettant en ligne son 100ème épisode. Au printemps, elle bénéficie de l’aide financière du CNC qui récompense les contenus numériques favorisant la transmission du savoir et de la culture. Enfin, en novembre, le livre L’œuvre des Wachowski. La matrice d’un art social est publié par Third Editions. Il a été écrit à six mains par mes confrères Aurélien Noyer, Yoan Orszulik et Julien Pavageau.

2022 : l’équipe de M.Bobine présente le film coréen Battleship Island dans le cadre du festival La Colo Panic! Cinéma qui se tient au Forum des Images à Paris. Puis c’est au tour du Gaumont Nantes de l’inviter pour encadrer une projection de l’épatant Everything Everywhere All at Once des Daniels.

2025 : la barre des 100 000 abonnés est franchie à peu près au moment où la chaîne fête ses 10 ans. En fin d’année, Third Editions publie un nouveau livre signé cette fois du seul Julien Pavageau : L’œuvre de James Cameron, explorateur de mythes.

Les épisodes spéciaux 

Après des années à allonger toujours un peu plus la sauce (l’épisode sur Mimic en haut de page en est la dernière preuve), M. Bobine a décidé en 2026 de jouer aussi la carte de la concision en dégainant quelques YouTube Shorts. Avec leur format vertical et leur durée maximum de 3 minutes maximum, ils forment une sorte de clin d’œil aux origines télévisuelles de la chaîne, quand les épisodes devaient tenir dans le créneau étroit imposé par Angers 7. Quinze ans plus tard, la contrainte est la même, mais le terrain de jeu a changé. J’en ai signé deux pour l’instant, que voici. 

Un épisode de M. Bobine, c’est parfois la partie émergée de l’iceberg. Quand le sujet s’y prête, une vidéo bonus vient prolonger le travail de l’épisode principal : un montage thématique, une digression qu’il aurait été dommage de couper, un angle complémentaire qui méritait son propre espace, etc. Pour ceux-là, j’ai mis un pied de l’autre côté de la caméra : écriture, montage et mise en ligne sur ma propre chaîne YouTube. Une façon de pousser un peu plus loin des sujets qui me tenaient particulièrement à cœur.

Enfin, depuis plusieurs années, l’équipe de M. Bobine se retrouve régulièrement en live pour parler de l’actualité cinéma — parfois en petit comité, parfois au grand complet. Un format moins élaboré que les épisodes habituels, mais souvent plus spontané et bavard. J’y ai participé à plusieurs reprises. Début 2023, à l’occasion de la sortie en salles de The Fabelmans de Steven Spielberg, j’ai aussi été invité par  Samir Ardjoum, le créateur de la chaîne Microciné, à parler des liens entre ce film autobiographique (ou presque) et une autre œuvre du cinéaste. Mon choix s’est fixé sur La liste de Schindler, qui brasse également beaucoup de sujets personnels. Voici un petit florilège de ces bafouilles exprimées devant un micro au lieu de mon cher clavier.  

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